Texte à méditer :  

" Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent. " 

  
Lucie Aubrac

Ukraine-Russie

REVENIR AUX PRINCIPES FONDATEURS DE L’O.N.U.

Il y a 77 ans s’achevait la Seconde Guerre mondiale, initiée par la politique expansionniste pangermaniste d’Hitler ayant commencé avec l’Anschluss de l’Autriche en 1938 etqu’il poursuivit,en l’absence de réaction internationale conséquente pour le stopper,par l’annexion des Sudètes tchécoslovaques avant de s’en prendre,sous prétexte de protection de minorités allemandes prétendument persécutées, à la Tchécoslovaquie puisà la Pologne en septembre 1939, ce qui entraina la guerre ; un conflit ayant fait près de 60 millions de morts.

Ce tragique bilan conduisit plus de cinquante pays, au premier rang desquels ceux ayant combattu le nazisme et le militaro-fascisme japonais, l’Union Soviétique, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Chine, le Canada, l’Australie, la Belgique, les Pays-Bas…,ainsi que l’Ukraine et la Biélorussie, aux identités nationales spécifiques ainsi reconnues internationalement, réunis à San Francisco le 24 octobre 1945, à créer l’Organisation des Nations-Unies,l’O.N.U.,et à adopter à l’unanimité sa Charte, dans le préambule de laquelle on peut lire : «Nous, Peuples des Nations Unies résolus,à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l'espace d'une vie humaine a infligé à l'humanité d'indicibles souffrances,à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites, à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international(…)

L’article 1 de la Charte précisant que «que les buts des Nations Unies sont les suivants : Maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin : prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d'écarter les menaces à la paix et de réprimer tout acte d'agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l'ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix;développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde»…

Et son article 2 que «l'Organisation est fondée sur le principe de l'égalité souveraine de tous ses Membres(…) [que] les Membres de l'Organisation règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger, [que] les Membres de l'Organisation s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force, soit contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies, [que] les Membres de l'Organisation donnent à celle-ci pleine assistance dans toute action entreprise par elle conformément aux dispositions de la présente Charte et s'abstiennent de prêter assistance à un État contre lequel l'Organisation entreprend une action préventive ou coercitive… ».

Certes, depuis 1945, l’O.N.U. n’a pu empêcher tous les conflits, notamment quand y étaient impliqués les pays (Etats-Unis, URSS/Russie, Grande-Bretagne, France, Chine) bénéficiant au sein du Conseil de sécurité d’un droit de veto, éventuellement paralysant de prises de décision ou d’adoption de résolutions (guerres de Corée, d’Indochine, du Viêtnam, du Proche-Orient…), mais elle a été aussi souvent le cadre de la mise en place de cessez-le-feu, de déploiement de forces d’interposition, de la négociation de règlements permettant de sortir des affrontements…

Depuis 2008, l’Europe orientale est le théâtre del’exacerbation de conflits opposant la Russie à plusieurs de ses voisins (Ukraine, Géorgie, Moldavie), conflits dans lesquels s’interpénètrent préoccupations stratégiques notamment sécuritaires, contentieux historiques, aspirations nationales, volontés expansionnistes. Conflits ayant pris ce 24 février 2022 une dimension dramatique avec les opérations de guerre menées par la Russie contre l’Ukraine, pays fondateur de l’ONU, la négation de la légitimité de son existence nationale, et les menaces de guerre nucléaire exterminatrice explicitement exprimées à l’encontre des pays qui lui seraient efficacement solidaires.

Cette situation menace la sécurité en Europe, la paix dans le monde et, potentiellement en cas de conflit nucléaire, l’avenir de l’humanité. La seule voie - honorable –pour en sortir est la recherche, par le dialogue dans le cadre de l’ONU, de solutions respectant les principes fondateurs de sa Charte, auxquels ont adhéré en 1945 les différentes parties aujourd’huien conflit en Ukraine.

Le 24 février 2022

L’ASSOCIATION NATIONALE DES ANCIENS COMBATTANTS ET AMI(E)S DE LA RESISTANCE


Date de création : 06/03/2022 09:30
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Cérémonie

      Pierre Renoux: Chevalier de la Légion d'Honneur

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Le vendredi 1er octobre 2021, Pierre Renoux, ancien résistant âgé de 98 ans, a reçu la croix de chevalier de la Légion d’Honneur des mains de Jean Marie Knockaert, membre de l’ANACR et représentant l’Ordre National. C’est avec plusieurs dizaines d’invités que s’est déroulé ce moment solennel à la salle polyvalente de Vogüé, organisé par la famille de Pierre et notre association. Après le mot de bienvenue d’Antoine Alberti, maire de la commune, les interventions d’Alain Aymard, président départemental ANACR, de Jean Fantini du mouvement pour la paix, d’Henri Delauche du parti communiste, de Laurent Legendre, directeur départemental de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, ont précédé la cérémonie. Jean Marie Knockaert, secrétaire de la section des membres de la Légion d’Honneur de l’Ardèche, dans son discours, a évoqué le parcours impressionnant de résistant de Pierre dans le département de l’Aisne puis dans l’Armée au 67ème régiment d’infanterie jusqu’à sa libération le 25 octobre 1945. Une émotion palpable a envahie l’assemblée au moment où le ruban rouge fut accroché à la poitrine du récipiendaire, lui aussi très touché. L’ANACR Ardèche présente toute ses félicitations et son affection à notre camarade et ami.

Dernière info

                             APPEL DU 18 JUIN 1940

Cérémonie du 80ème anniversaire

Privas le jeudi 18 juin 2020

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Le jeudi 18 juin 2020 a eu lieu à Privas,au square Jean Moulin, la cérémonie du 80ème anniversaire de l'appel du général De Gaulle sur les ondes de la BBC. Ce moment important devait avoir, cette année, un caractère particulier en s'intégrant dans le cadre d'un hommage au général : 130ème anniversaire de sa naissance, 80ème anniversaire de l'appel à la Résistance de 1940 et 50ème anniversaire de son décès.

L'état d'urgence sanitaire que connait le pays a malheureusement limité le nombre de participants, le public n'étant pas convié. Le message de l'appel a été lu par Alain Aymard, président départemental de l'ANACR au nom des anciens combattants entouré par les portes-drapeaux, celui de Geneviève Darrieussecq, Secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, par la secrétaire générale de la préfecture, madame Julia Capel-Dunn. Après celles des autorités, Alain Aymard et Jean-Marie Knockaert ont déposé la gerbe commune à l'ANACR et aux Amis du Musée de la Résistance  en Ardèche et de la Déportation . La minute de silence et la marseillaise ont clôturé la cérémonie.

      

Commémorations

75ème ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION D’ANNONAY

     

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 Les adhérents du comité local d’Annonay de l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance) en collaboration avec la Mairie d’Annonay ont voulu donner un relief particulierà ce 75ème anniversaire de la Libération d’Annonay le 6 juin 2019.

Il ne faut pas oublier qu’Annonay fût la 1ère ville de France à être libérée

 Aussi le programme fut varié et haut en couleurs. A 16heures, Place de la liberté début de la commémoration avec la lecture par Yves Boulanger, membre de l’ANACR du texte de Jacques de Sugny, Président du Comité de libération  "La République est rétablie...Maintenant que le signal de l'attaque est donné, il faut s'unir et combattre. Les cheminots doivent arrêter tous les transports de l'ennemi...La grève insurrectionnelle des travailleurs doit être immédiate et totale..."

Ensuite les élèves des écoles primaires d’Annonay et de Vanosc, des Collèges des Perrières et de La Lombardière, du Lycée Boissy d’Anglas ont lu des textes sur la Liberté

L’estrade était trop petite pour accueillir toute cette jeunesse, un  moment fort en présence des Elus de la Ville d’Annonay et de la Communauté d’Agglomération, de Françoise de Sugny, fille de Jacques de Sugny, de Monsieur Legendre, Directeur de l’ONAC, de nombreux membres de l’ANACR départementale (Président, Vice- Président, secrétaire départementale, Porte Drapeaux) et locale, des représentants du Musée de la Résistance, des associations d’anciens combattants et une foule nombreuse. De plus l’association La Vanaude et des particuliers exposaient cars et véhicules d’époque.
Ensuite  tout le monde s’est mis en place derrière les porte-drapeaux et les enfants agitant des petits drapeaux tricolores pour rejoindre la Place de la Libération pour la cérémonie officielle. Après les discours les élèves des 2 Collèges ont lu des témoignages, la Chorale Chœur fidèle  a repris des chants d’époque et cette journée s’est terminée par le traditionnel verre de l’amitié, le club de danse de Roiffieux, la Chorale et le trio musette qui assuraient l’animation.