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Texte à méditer :  

" Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent. " 

  
Lucie Aubrac

Contre toute confusion mémorielle

L’Armistice signé le 11 novembre 1918 entre les plénipotentiaires allemands et alliés mettait un terme à la poursuite de la première des grandes tragédies du 20ème siècle que connurent la France, l’Europe et le Monde : la Première Guerre mondiale. Une guerre qui fit 18,6 millions de morts, dont 7,9 millions de militaires dont 1,4 million de Français, 21,22 millions de blessés militaires dont 4, 266 millions de Français, des dizaines de millions d’orphelins…En cette période commémorative du Centenaire de la première Guerre mondiale, c’est en premier lieu à elles et eux que nous pensons…

C’est pourquoi l’ANACR a désapprouvé le fait d’associer à la date du 11 novembre l’hommage rendu à toutes les victimes de tous les conflits. Celles de la Première Guerre mondiale, par leur ampleur, par le traumatisme ressenti par des centaines de milliers de leurs familles et par la société française méritent qu’une journée d’hommage spécifique leur soit dédiée. Hommage auquel elle s’associe.

Une polémique a été ouverte concernant Pétain et son éventuelle intégration dans un hommage aux maréchaux de France ; l’idée en a heureusement été abandonnée. Rappelons tout d’abord que la notion de «vainqueur de Verdun» associée au nom de Pétain, leitmotiv pendant 4 années de la propagande du régime de l’Etat français entre 1940 et 1944 dont il fut le chef, a été contestée dès le début des années 1920 par Clémenceau, Joffre et Foch, et que sa pertinence est encore de nos jours matière à controverse historique entre historiens spécialisés de la Première Guerre mondiale.

Rappelons aussi que depuis sa condamnation le 15 août 1945 par la Haute-Cour de Justice à la peine de mort pour intelligence avec l’ennemi et  haute trahison, à la dégradation nationale et à l’indignité nationale, c’est d’«ex-maréchal de France» qu’il faut parler. Et que Pétain, ce fut dès juin 1940 le défaitisme qui conduisit à l’armistice capitulard, l’assassinat en juillet de la République, la «voie de la collaboration» avec l’Allemagne dans laquelle il déclara s’engager après son entrevue avec Hitler à Montoire, la politique antisémite qu’il mit en œuvre dès octobre 1940… Ce qui se prolongea notamment par la mise en place d’un meurtrier système répressif à l’égard des démocrates, des patriotes, des Résistants, par la participation aux côtés des nazis à la déportation des Juifs vers les camps de la mort, par la création de la criminelle Milice française…

Il n’est pas dans notre propos d’effacer quiconque de l’Histoire. De là à célébrer un personnage tel que Pétain, il y a un pas que l’on ne saurait franchir.

Le 8 novembre 2018


Date de création : 09/11/2018 09:27
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Cérémonie

      Pierre Renoux: Chevalier de la Légion d'Honneur

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Le vendredi 1er octobre 2021, Pierre Renoux, ancien résistant âgé de 98 ans, a reçu la croix de chevalier de la Légion d’Honneur des mains de Jean Marie Knockaert, membre de l’ANACR et représentant l’Ordre National. C’est avec plusieurs dizaines d’invités que s’est déroulé ce moment solennel à la salle polyvalente de Vogüé, organisé par la famille de Pierre et notre association. Après le mot de bienvenue d’Antoine Alberti, maire de la commune, les interventions d’Alain Aymard, président départemental ANACR, de Jean Fantini du mouvement pour la paix, d’Henri Delauche du parti communiste, de Laurent Legendre, directeur départemental de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, ont précédé la cérémonie. Jean Marie Knockaert, secrétaire de la section des membres de la Légion d’Honneur de l’Ardèche, dans son discours, a évoqué le parcours impressionnant de résistant de Pierre dans le département de l’Aisne puis dans l’Armée au 67ème régiment d’infanterie jusqu’à sa libération le 25 octobre 1945. Une émotion palpable a envahie l’assemblée au moment où le ruban rouge fut accroché à la poitrine du récipiendaire, lui aussi très touché. L’ANACR Ardèche présente toute ses félicitations et son affection à notre camarade et ami.

Dernière info

                             APPEL DU 18 JUIN 1940

Cérémonie du 80ème anniversaire

Privas le jeudi 18 juin 2020

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Le jeudi 18 juin 2020 a eu lieu à Privas,au square Jean Moulin, la cérémonie du 80ème anniversaire de l'appel du général De Gaulle sur les ondes de la BBC. Ce moment important devait avoir, cette année, un caractère particulier en s'intégrant dans le cadre d'un hommage au général : 130ème anniversaire de sa naissance, 80ème anniversaire de l'appel à la Résistance de 1940 et 50ème anniversaire de son décès.

L'état d'urgence sanitaire que connait le pays a malheureusement limité le nombre de participants, le public n'étant pas convié. Le message de l'appel a été lu par Alain Aymard, président départemental de l'ANACR au nom des anciens combattants entouré par les portes-drapeaux, celui de Geneviève Darrieussecq, Secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, par la secrétaire générale de la préfecture, madame Julia Capel-Dunn. Après celles des autorités, Alain Aymard et Jean-Marie Knockaert ont déposé la gerbe commune à l'ANACR et aux Amis du Musée de la Résistance  en Ardèche et de la Déportation . La minute de silence et la marseillaise ont clôturé la cérémonie.

      

Commémorations

75ème ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION D’ANNONAY

     

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 Les adhérents du comité local d’Annonay de l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance) en collaboration avec la Mairie d’Annonay ont voulu donner un relief particulierà ce 75ème anniversaire de la Libération d’Annonay le 6 juin 2019.

Il ne faut pas oublier qu’Annonay fût la 1ère ville de France à être libérée

 Aussi le programme fut varié et haut en couleurs. A 16heures, Place de la liberté début de la commémoration avec la lecture par Yves Boulanger, membre de l’ANACR du texte de Jacques de Sugny, Président du Comité de libération  "La République est rétablie...Maintenant que le signal de l'attaque est donné, il faut s'unir et combattre. Les cheminots doivent arrêter tous les transports de l'ennemi...La grève insurrectionnelle des travailleurs doit être immédiate et totale..."

Ensuite les élèves des écoles primaires d’Annonay et de Vanosc, des Collèges des Perrières et de La Lombardière, du Lycée Boissy d’Anglas ont lu des textes sur la Liberté

L’estrade était trop petite pour accueillir toute cette jeunesse, un  moment fort en présence des Elus de la Ville d’Annonay et de la Communauté d’Agglomération, de Françoise de Sugny, fille de Jacques de Sugny, de Monsieur Legendre, Directeur de l’ONAC, de nombreux membres de l’ANACR départementale (Président, Vice- Président, secrétaire départementale, Porte Drapeaux) et locale, des représentants du Musée de la Résistance, des associations d’anciens combattants et une foule nombreuse. De plus l’association La Vanaude et des particuliers exposaient cars et véhicules d’époque.
Ensuite  tout le monde s’est mis en place derrière les porte-drapeaux et les enfants agitant des petits drapeaux tricolores pour rejoindre la Place de la Libération pour la cérémonie officielle. Après les discours les élèves des 2 Collèges ont lu des témoignages, la Chorale Chœur fidèle  a repris des chants d’époque et cette journée s’est terminée par le traditionnel verre de l’amitié, le club de danse de Roiffieux, la Chorale et le trio musette qui assuraient l’animation.