Texte à méditer :  

" Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent. " 

  
Lucie Aubrac

Présentation

Le Comité Départemental de l’Ardèche de l'Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance ( A.N.A.C.R ), est heureux de vous accueillir sur son site. Ce site nous le dédions à la mémoire de toutes les Résistantes et Résistants, aux Déporté(e)s, et à toutes les victimes de la barbarie nazie.

La mémoire de celles et ceux qui se sont battus pour nos libertés, qui ont connu la clandestinité, la souffrance physique et morale, l'internement, la torture, l'univers concentrationnaire, la mort lente ou l'exécution, mérite bien de passer à la postérité, comme la mémoire des valeurs pour lesquelles ils se sont engagés.

Pour cela, l'A.N.A.C.R-Ardèche, association pluraliste et démocratique qui s’inscrit dans l’exacte ligne de l'esprit du C.N.R, est engagé depuis de nombreuses années dans ce combat pour promouvoir et défendre ces idéaux. Elle dénonce aussi avec force et sans concession, le négationnisme et toutes les formes de falsification ou d'instrumentalisation de l'Histoire. 

Toute personne attachée aux valeurs de solidarité, de générosité, de courage, de patriotisme, de respect de la personne humaine, de démocratie, de paix, qui étaient celles des Résistantes et des Résistants, peut rejoindre notre association, pour participer selon ses possibilités à diffuser et pérenniser ces valeurs universelles, à travers les cérémonies commémoratives et notre travail de mémoire. 

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La bataille de Banne

Le 13 juillet 1944, au lieu-dit « La Lauze », commune de Banne, des éléments de la 63ème compagnie AS ont un accrochage avec un convoi allemand. Au cours de celui-ci, les gendarmes FFI Riou et Baudin sont tués. Deux civils, Gaston Roussel et Louis Roux sont exécutés.

L’état major du secteur D, commandé par Michel Bancilhon, prend des dispositions pour que les convois ennemis soient désormais harcelés sur le passage. Il envoie prendre position sur les hauteurs de Banne, trois compagnies, les 51ème et 52ème, commandées par le Capitaine Georges Picard et le Lieutenant Charles Escudier et la compagnie 6.11 commandée par Pierre Ollier de Marichard dit « Marco » et Jacques Ferri.

Le 22 juillet à midi, un convoi de huit véhicules ennemis venant d’Alès, arrive à la hauteur du château de Lèbres. Ils sont attaqués à la grenade par les hommes de Marco. Deux véhicules sont incendiés. Les allemands parviennent à décrocher en laissant sur le terrain un tué et un prisonnier.

Le 29 juillet au petit matin, Escudier et Picard vont en reconnaissance à St Paul le Jeune et observent l’arrivée d’un  très important convoi en provenance d’Alès. Le PC est alerté par une téléphoniste de St Paul vers 9 heures 15. Il s’avère que le convoi, guidé par un avion de reconnaissance, est fort de 400 hommes environ transportés par 19 camions, protégé à l’avant par une chenillette blindée, et dispose d’une auto mitrailleuse avec un canon de 75 mm. Ferri demande des volontaires pour stopper à l’avant la chenillette à la grenade Gammon.

A 10 heures, à la sortie du pont sur le ruisseau Le Granzon, les grenades font leurs œuvres. L’explosion projette la chenillette en travers de la route, Ferri et ses hommes bloquent la queue du convoi à l’autre extrémité ; les mitrailleuses des marins portés en surplomb ouvrent le feu sur les camions d’où s’extirpent en catastrophe les soldats allemands pour se disperser dans les vignes qui bordent la route. Mais ceux-ci se ressaisissent à l’abri des fumigènes d’une auto mitrailleuse qui tire des obus sur le village de Banne et ses abords, d’où les hommes de Marco, à l’abri des murettes, ripostent par tirs de mousquetons. Le combat dure toute la journée.

Le soir la colonne allemande, sur la protection d’un blindé venu en renfort, se retire vers Alès, en abandonnant sur le terrain douze véhicules et en emportant ses morts et ses blessés. Côté FFI, on déplore un mort, le soldat Pierre Cordier et plusieurs blessés dont 2 graves.

C’est la première grande victoire remportée en Ardèche par la Résistance armée au cours d’un affrontement qui dépasse quelques peu le stade de guérilla.

Malheureusement le village de Banne dut subir de lourdes représailles :

Dès le matin du 30 juillet, l’aviation mitraille les villages du secteur. La Wehrmacht entre dans le village, appréhende le maire Paul Maës. La poste et la mairie sont incendiées. Pendant deux jours les hommes de troupe se livrent aux actes habituels de destruction et de pillage. Des civils sont assassinés : Raymond Bouchet abattu à St Paul, Marius Manifacier tué dans son champ. A Chassagnes, le 31 juillet Joseph Aubert et sa sœur Marie-Thérèse sont abattus sans explication de même, Gaston Fabre. Au château de Lèbres on retrouve les cadavres d’Elie Bauzely et d’Adrien Carlan. Le maire est emmené comme otage à l’issue de la journée.


Date de création : 19/06/2018 11:11
Catégorie : Faits historiques. -
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"Sur les traces de la Résistance en Ardèche 1939-1945"

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Article du Dauphiné libéré du samedi 29 octobre 2022

Commémorations

75ème ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION D’ANNONAY

     

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 Les adhérents du comité local d’Annonay de l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance) en collaboration avec la Mairie d’Annonay ont voulu donner un relief particulierà ce 75ème anniversaire de la Libération d’Annonay le 6 juin 2019.

Il ne faut pas oublier qu’Annonay fût la 1ère ville de France à être libérée

 Aussi le programme fut varié et haut en couleurs. A 16heures, Place de la liberté début de la commémoration avec la lecture par Yves Boulanger, membre de l’ANACR du texte de Jacques de Sugny, Président du Comité de libération  "La République est rétablie...Maintenant que le signal de l'attaque est donné, il faut s'unir et combattre. Les cheminots doivent arrêter tous les transports de l'ennemi...La grève insurrectionnelle des travailleurs doit être immédiate et totale..."

Ensuite les élèves des écoles primaires d’Annonay et de Vanosc, des Collèges des Perrières et de La Lombardière, du Lycée Boissy d’Anglas ont lu des textes sur la Liberté

L’estrade était trop petite pour accueillir toute cette jeunesse, un  moment fort en présence des Elus de la Ville d’Annonay et de la Communauté d’Agglomération, de Françoise de Sugny, fille de Jacques de Sugny, de Monsieur Legendre, Directeur de l’ONAC, de nombreux membres de l’ANACR départementale (Président, Vice- Président, secrétaire départementale, Porte Drapeaux) et locale, des représentants du Musée de la Résistance, des associations d’anciens combattants et une foule nombreuse. De plus l’association La Vanaude et des particuliers exposaient cars et véhicules d’époque.
Ensuite  tout le monde s’est mis en place derrière les porte-drapeaux et les enfants agitant des petits drapeaux tricolores pour rejoindre la Place de la Libération pour la cérémonie officielle. Après les discours les élèves des 2 Collèges ont lu des témoignages, la Chorale Chœur fidèle  a repris des chants d’époque et cette journée s’est terminée par le traditionnel verre de l’amitié, le club de danse de Roiffieux, la Chorale et le trio musette qui assuraient l’animation.