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Texte à méditer :  

" Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent. " 

  
Lucie Aubrac
Journée nationale de la Résistance

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Lecture du message de l'ANACR par son président délégué départemental de l'Ardèche

Le Teil, le 27 mai 2018

Congrès national de DAX

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Henriette Dubois, présidente et Jacques Varin, secrétaire général entourés par la délégation de L'Ardèche

René COUIX a rencontré toutes les classes de troisième du Collège de la Lombardière, à Annonay. Il est de ceux qui ont eu le courage de résister dès le début de la défaite et de la mise en place de l'Etat français du maréchal Pétain en juin 1940.

La rencontre s'est effectuée sur trois jours successifs, du lundi 27 au mercredi 29 mars, pour permettre aux élèves des cinq classes de troisième d'être plus à l'écoute et de pouvoir poser des questions plus facilement. Merci aux professeurs qui ont accompagné les classes et veillé au bon déroulement des séances.

C'est un jeune homme de 92 ans qui a présenté le contexte de la Seconde Guerre mondiale, de façon générale, puis à Annonay, et enfin son parcours personnel. René COUIX a su faire passer des messages à ces jeunes dont certains ont l'âge qu'il avait à l'époque où il est entré en résistance. Il avait en effet 15 ans en 1940 et dès cette époque, avec des copains, il décida de refuser l'armistice. Sa place aux PTT de l'époque lui permit de posséder un laissez-passer qui lui servira non seulement à livrer officiellement les télégrammes, mais aussi, sous le pseudo de Tony, à transmettre clandestinement en tant qu’agent de liaison les messages entre le chef départemental du mouvement de résistance “France d’abord”, Monsieur Georges Welter, alias commandant Gabriel, et ses dix chefs de secteur, à une époque où sévissait le couvre-feu.

René COUIX a commencé par évoquer ce qu’il considère être les premiers actes de résistance à Annonay. La ville d’Annonay, défendue par le 6° régiment de spahis algériens et le 4° régiment de spahis marocains à cheval, avait subi, peu avant l’armistice, une attaque allemande où, lors de combats sanglants, sept spahis furent tués. Leurs tombes se situent derrière le monument aux morts d’Annonay, elles sont fleuries chaque année. A leur enterrement, une bonne partie de la population annonéenne était présente malgré la situation et plusieurs d’entre eux avaient transporté en cachette chez eux les blessés pour les soigner.

Puis l’acte particulièrement courageux de Louise VUILLEZ, dans la nuit du 23 au 24 juin 1940.

L’officier qui commandait les spahis, le lieutenant DAUGER, officier de réserve appartenant à l’ordre des Pères blancs d’Afrique, avait pour mission d’interdire le passage aux troupes allemandes du Pont Chevalier. Mais Annonay était tombé aux mains de l’ennemi le 23 juin 1940 vers 22h et les spahis furent pris au piège dans les tanneries Meyzonnier et Combe. Le lieutenant ne savait pas que l’armistice avait été signé. C’est alors que Louise VUILLEZ, assistante receveuse des PTT, fera passer, verbalement, l’ordre de repli reçu au central téléphonique d’Annonay, en se risquant en pleine nuit noire dans les ruelles de la ville tout en esquivant les patrouilles allemandes. Si les Spahis ne dégageaient pas rapidement ils seraient faits prisonniers. Le lieutenant décida alors de faire ficeler des chiffons aux sabots des chevaux pour éviter leur claquement sur le pavé et les spahis chargèrent à cheval à 1h30 devant des sentinelles allemandes stupéfaites. Par la rue Gaston Nicod, la montée des Aygas, puis la rue Croix de Mission, ils gagnèrent la campagne où ils retrouvèrent leur unité.

René COUIX a replongé les collégiens dans Annonay de l’époque, avec l’éclairage aux becs de gaz tous les 50 m, les communications (sans portables ! sans SMS !). Il a évoqué, en toute modestie, ses responsabilités dans les communications, souligné le rôle important des femmes dans la Résistance, témoigné des maquis du Monestier et de Vanosc, des parachutages à Devesset.

« A notre place, vous auriez fait pareil. » a-t-il conclu. Mais qui sait ce que chacun aurait fait dans ces circonstances.

René COUIX a nuancé ses propos de touches d’humour et de chansons pour mieux faire passer son témoignage, et parce que c’est son tempérament. Une grande leçon d’Histoire ! Un grand merci à M. René COUIX de la part des élèves, des enseignants et du personnel du collège de la Lombardière, dont Mme TURIAS-SALA, principale.

Philippe DUCLAUX

Professeur d’Histoire-Géographie-EMC

Collège La Lombardière


Date de création : 03/05/2017 : 16:35
Catégorie : Comité d'Annonay -
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Dernière info

                                              St Germain

 Exposition sur les lieux de mémoire de la Résistance dans le Sud Ardèche

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Le 8 septembre 2018, à la salle polyvalente de St Germain, le Comité Aubenas-Vals-Largentière  organisait une exposition sur les lieux de mémoire de la Résistance dans le Sud Ardèche, avec le soutien de l’Association des Enfants et Amis de Villeneuve de Berg. A 15h30, Alain Aymard président du comité, intervenait et commentait les 18 panneaux composés de photos et de textes.

       

      

Commémorations

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Hommage à LUCETTE OLIVIER

A  l’occasion du 75ème anniversaire de son assassinat par les nazis le 13 juillet 1943 au cours d’une distribution de tracts, le comité ANACR de Valréas (84) organisait Le vendredi 13 juillet 2018, au niveau de la plaque de rue portant son nom au Teil, un hommage à Lucette Olivier qui fut agent de liaison d’un groupe FTPF dans l’enclave des papes. Christiane Vard présidait la cérémonie, en présence d’une forte délégation de l’ANACR 07 et de son président. C’est la propre sœur de la jeune martyre qui déposa la gerbe, entourée par les porte-drapeaux des associations vauclusienne et ardéchoise.

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Massacre de THINES

Le 4 août 1943, six résistants sont morts dans le petit hameau de Tastevin à Thines. Ce fut le premier combat de la Résistance ardéchoise contre les troupes allemandes. Trois habitants furent aussi massacrés par les nazis.

Le 75ème anniversaire de cette tragédie fut commémoré le dimanche 5 août 2018 à 11h, à l’invitation d’Alain Nicault, maire de la commune, en présence de nombreux élus locaux et départementaux, ainsi que les associations d’anciens combattants. Les allocutions, dont celle de Jean-Marie Knockaert pour l’Association des amis du Musée de la Résistance, fut suivie par un dépôt de gerbes (celle de l'ANACR fut déposée par son président).

La cérémonie se termina par un verre offert par la municipalité, très apprécié par cette journée caniculaire.

Disparition

                                   Evelynes Guigon, ancienne Résistante

                                                                                                               

                                                                                                                                                                Evelynes.JPG

Une grande dame s’en est allée. Alors qu’on approche de la Journée nationale de la Résistance et du 75ème anniversaire de l’instauration du C.N.R. par Jean Moulin le 27 mai 1943, la disparition d’Evelynes Guigon le 2 mai 2018 aura plongé dans la peine l’ensemble du monde combattant Drôme-Ardèche ainsi que toutes celles et ceux attachés aux Valeurs civiques et humanistes liées au devoir de Mémoire. Avec la mort dans sa 97ème année, d’une personnalité valentinoise unanimement appréciée et reconnue, force est de ressentir qu’une page de l’Histoire est en train de se tourner…

Née Roussillon, en 1921, à Etoile au sein d’une famille ouvrière, Evelynes Guigon s’est d’emblée révélée bonne élève, ses études l’ayant conduite jusqu’à une admission sur liste complémentaire au concours d’entrée à l’Ecole Normale d’Instituteurs, les hasards de la vie la faisant opter pour des études de secrétariat, métier dont elle fera sa carrière en tant que secrétaire de Direction aux Nouvelles Galeries de Valence ; une compétence qui  lui sera précieuse par la suite pour la fabrication de faux papiers d’identité…

Ayant atteint une vingtaine d’années, elle fait très vite partie des révoltés face au rationnement imposé par les nazis et aux mesures prises par le régime de collaboration de Vichy ; et c’est son mariage avec Abel, l’homme de sa vie, qui va faire d’elle une Résistante, sous le pseudo de Lina : avec un mari réfractaire au STO commencent alors toutes les solutions pour échapper au départ vers l’Allemagne. Son père étant par ailleurs engagé dans le réseau Résistance-Fer, Evelynes est appelée à de multiples missions, dont celle d’agent de liaison.

Au cours de ces actions, dictées par un impérieux refus de subir, les épisodes les plus dangereux, notamment face à la Milice, ne vont pas manquer au jeune couple. Dénonciation, perquisition très dure au domicile, emprisonnement pendant 30 jours d’Abel, condamnation avec sursis d’Evelynes, évasion rocambolesque d’Abel. Lina se trouvera contrainte de quitter son emploi à Valence pour rejoindre avec Abel (devenu « Noël » dans la Résistance) les FTPF d’Ardèche, le Vercors ayant été décimé, avant d’intégrer les FFI. A la Libération, Evelynes poursuivit cet engagement dans l’Armée de Terre, étant démobilisée en 1946 avec le grade d’Adjudant.

Mais pour elle, comme pour Abel, l’esprit de la Résistance aura marqué l’idéal de toute une vie. Ce sera l’engagement à de hautes responsabilités au sein de l’ARAC, de l’ANACR dans l’Ardèche puis dans la Drôme, de « Femmes Solidaires » de la  Drôme, œuvrant inlassablement pour un monde en paix, de justice sociale,  des progrès de la condition féminine. Au sein du monde combattant, ONAC, UDAC comme lors du jury du Concours de la Résistance et de la Déportation, elle aura, par sa gentillesse, sa disponibilité, son esprit d’analyse, sa droiture suscité  respect et amitié auprès de tous ceux qu’elle aura côtoyés. Une vie publique bien remplie n’oubliant pas les joies de la vie familiale, enfants petits et arrières petits enfants, malgré le vide laissé par la disparition récente d’Abel. Un grand moment fut pour elle, en février 2017, de remettre à La Baume Cornillane, la Légion d’Honneur à Mireille Monier-Lovie, vice-présidente nationale de l’ANACR et dont on savait la disparition prochaine.

Les derniers temps, forte d’un moral à toute épreuve, face à une santé terriblement éprouvée, Evelynes Guigon évoquait encore la reprise de ses activités associatives, prenait des nouvelles auprès de ses visiteurs des actions de sa chère ANACR 26 dont elle était devenue Présidente d’Honneur. Ainsi, jusqu’à son dernier souffle, elle aura été l’image affectionnée du poète, René Char, faisant rimer « Résistance et Espérance » ; la force même de l’exemple pour les jeunes générations en lesquelles elle plaçait toute sa confiance.

                                                                                                                               Jean Lovie, président d’honneur de l’ANACR 26

Calendrier
Légion d'honneur

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Remise des insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur le 9 octobre 2017 à la Mairie d’ANNONAY, par Monsieur Alain TRIOLLE,  Préfet de L’Ardèche et Monsieur Olivier DUSSOPT, Député de l’ARDECHE à notre camarade René THORGUE, Président du comité d’Annonay, Vice Président Départemental

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