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Texte à méditer :  

" Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent. " 

  
Lucie Aubrac

Journées du Patrimoine: Intervention d'un résistant

Journées du Patrimoine  Le 17 et 18 septembre

placées sous le thème « Patrimoine et citoyenneté »

Intervention de René Couix, ancien résistant

            À ce propos on peut rappeler la devise d’Annonay :

         CIVES ET SEMPER CIVES – CITOYEN ET TOUJOURS CITOYEN

Pour les Journées du patrimoine, à l’invitation du Musée du Car de Vanosc, nous avons mis à la disposition du musée quatre panneaux traitant de la Résistance, auxquels nous avons ajouté deux panneaux soulignant pour l’un la présentation du camp FFI de l’AS secteur A (Vanosc-Le Monestier) et pour l’autre d’actes courageux de deux jeunes femmes françaises.

Le samedi 17 septembre, René COUIX a partagé avec une cinquantaine de personnes présentes son vécu de Résistant et répondu aux questions. Parmi le public se trouvaient, notamment :

  • Anne BOUDON, auteur du livre « Les grenades sous le plancher »
  • Ingmar GRANSTEDT, socio-économiste
  • Sébastien VERNEY, auteur du livre « Annonay, histoires de guerre (1940-1945) »
  • Monsieur Yves BOULANGER, maire de Vanosc

Dans son intervention, René COUIX a tout d’abord rappelé que l’armistice avait été demandé aux Allemands par le maréchal Pétain le 17 juin 1940 et qu’il fut signé le 22 juin. Entre temps, des combats sanglants eurent lieu pour la défense d’Annonay qui avait été confiée au 6ème régiment de spahis algériens et le 4ème régiment de spahis marocains. Sept spahis sont morts dans les affrontements.

Le 23 juin 1940, dès 22 heures, le gouvernement français considérait qu’Annonay était aux mains des Allemands. C’est alors qu’ont pris place plusieurs actes de courage, d’audace et de dévouement. Au cours de cette nuit, plusieurs Annonéens ont secouru, transporté et caché chez eux des blessés. C’était déjà de la résistance, marquée par l’action exemplaire d’une jeune postière, Louise VUILLEZ, qui, au péril de sa vie alors que les Allemands avaient envahi la ville, alla porter un message annonçant la défaite et l’ordre de repli à un groupe de spahis coincé dans un entrepôt à proximité immédiate d’un pont gardé par les Allemands. Grâce à un subterfuge, ils purent se sauver sans se servir d’armes.

René COUIX a ensuite évoqué la naissance de la Résistance dans la région insistant sur l’impossibilité pour de nombreux citoyens qui refusaient la défaite, l’occupation ou le régime de Vichy d’intégrer un mouvement de résistance. On se méfiait du voisin et les premiers noyaux de résistance, créés par des partis politiques ou des associations religieuses, ne se sont constitués qu’à partir de 1942.

Dans la deuxième partie de son intervention, c’est du camp FFI de l’AS secteur A de Vanosc-Le Monestier dont il a été question.

Créé le 6 juin 1944, jour du débarquement des troupes alliées sur les côtes de Normandie et de la libération par les résistants d’Annonay (la ville fut reprise par les Allemands le 19 juin), le « Maquis de Vanosc », comme on l’appelle communément, fut dissout fin septembre 1944. D’une centaine le 6 juin, il avait dépassé en août les 1800 partisans (volontaires, réfractaires au STO, résistants de l’ombre).

La partie opérationnelle du camp FFI de l’AS secteur A, composée de quatre détachements comprenant chacun 3 compagnies de 60 hommes, était installé dans des hameaux autour de Vanosc : Métrosc, Chazeaux, Préaux, Combes et Le Monestier. Ils disposaient avec d’autres groupes de plus de mille combattants entraînés.

L’état-major était installé à l’Hôtel Mary à Vanosc et regroupait les bureaux des différents services : ravitaillement, matériel et transports, renseignements, police et prévôté, transmissions, génie, effectifs et santé. Les entrepôts de ces services occupaient les locaux des deux écoles. Le commando américain « Louise », parachuté le 19 juillet 1944, était logé à l’Hôtel de la Place. Le Service de santé occupait l’école publique de garçons où Madame PÉAUD, infirmière, assurait, avec d’autres infirmières et personnel soignant, les premiers soins des blessés. Ce service fut dirigé un peu plus tard par le docteur NABUC. Il a été particulièrement efficace, car, en représailles, Le Monestier et Vanosc ont subi de nombreux bombardements et mitraillages qui firent une dizaine de victimes, dont une fillette de 10 ans et un jeune maquisard de 16 ans le jour même de son incorporation. Il y eut aussi une vingtaine de blessés parmi la population.

Le Central téléphonique dernière génération, subtilisé à la compagnie des aviateurs français installée à Saint-Pierre-de-Bœuf (Loire), se trouvait dans une aile de l’Hôtel Valla avec l’équipe des techniciens. Ce service, grâce à la mise en « Y » dans la vallée du Rhône de plusieurs circuits interurbains, était en mesure d’intercepter en permanence une bonne partie des conversations des Allemands. Le Service des renseignements et liaisons occupait la 2ème aile de l’Hôtel Valla. Parmi ses agents, il y avait notamment, sous les ordres du responsable du service, HÉNON, trois jeunes femmes qui venaient épisodiquement se reposer entre deux missions. Leurs pseudos : Mado, Christiane et Victoire.

De Mado, René COUIX n’a pas eu de nouvelles. Christiane a participé à de nombreux sabotages de voies ferrées dans la Vallée du Rhône. Quant à Victoire, avant de rejoindre le Maquis de Vanosc, elle avait déjà un passé de résistante. Début 1942, elle avait infiltré un service de la milice à Lyon et fait échouer plusieurs enquêtes. En novembre 1942, elle rejoignit l’équipe d’un membre du Franc-Tireur à Saint-Etienne où habitait sa famille. Ce fut sa nomination d’institutrice à Bourg-Argental en octobre 1943 qui la rapprocha du mouvement de résistance « France d’abord » de la région de Vanosc et qui lui permit d’assurer une liaison constante entre le secteur de Vanosc et les agents de Saint-Etienne.

Dès le 6 juin 1944, les troupes allemandes basées dans le Sud-Est de la France avaient reçu l’ordre de l’état-major allemand de rejoindre au plus vite celles de Normandie pour les renforcer. Mais ordre avait aussi été donné à tous les Maquis, par Les Mouvements Unis de la Résistance (MUR), de retarder leur progression.

Pour cela il était indispensable d’empêcher le passage des troupes allemandes par la R121 laquelle permettait d’atteindre le Massif Central et de là, la Normandie. Étant donné sa configuration, cette route n’était pas propice à une action de harcèlement. Aussi était-il impératif de mettre hors service le pont de la Vigneronde, situé à 5 km d’Annonay.

Puis les maquisards ont poursuivi les opérations de sabotages sur la voie ferrée Lyon – Nîmes et multiplié les embuscades entre Annonay et Saint-Etienne sur l’ancienne RN82 – la légendaire Route Bleue qui reliait Paris à la Côte d’azur. Ainsi, le 14 juin 1944, les troupes allemandes furent accrochées à La Versanne par l’AS de Vanosc et les FTP du Col de Juvenet qui avaient été prévenus par les postières d’Annonay qu’un convoi allemand venant de Serrières se dirigeait sur St Etienne via Annonay. Les troupes allemandes subirent de lourdes pertes humaines et matérielles. Du côté des maquisards, on déplora 6 morts. Deux autres jeunes maquisards, Edmond Poulain et Jean Ferry, furent faits prisonniers et exécutés quelque temps après devant la population de La Bachasse. Le 17 juin, en représailles, une attaque allemande sur le camp de Vanosc à partir de Bourg-Argental, arrêtée à Burdignes, se solda par deux maquisards exécutés et une dizaine de victimes dans les rangs allemands.

Parmi les actions remarquables des maquisards de l’AS de Vanosc, René COUIX évoqua le détournement réussi sur Annonay de l’un des derniers trains de déportés français en partance pour l’Allemagne, dans la nuit du 3 au 4 août 1944. Les 71 prisonniers, à l’exception de trois qui furent tués au cours de l’assaut, furent libérés.

Après le 15 août, jour du débarquement allié en Provence, le Maquis de Vanosc redoubla ses actions de harcèlement contre les troupes allemandes dans la vallée du Rhône pour gêner leurs replis.

Enfin, le 27 août 1944, un grand convoi de maquisards FFI de l’AS secteur A (Vanosc-Le Monestier) partait de Vanosc pour aider à la Libération de Lyon.

L’intervention du 17 septembre 2016  se clôtura par le Chant des Partisans interprété par Isabelle Fressenon.

Au nom de tous les anciens résistants, René COUIX  remercie chaleureusement toute la population de Le Monestier et de Vanosc pour son courage, son accueil et sa compréhension.

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Date de création : 28/10/2016 : 09:41
Catégorie : Comité d'Annonay -
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Disparition

                                CECILE ROL TANGUY

                                                                                                      

                                 Notre présidente centenaire est décédée

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Communiqué du bureau national:

C’est avec une profonde émotion et une grande tristesse que nous avons appris en ce 8 mai 2020, jour du 75ème anniversaire de la Victoire sur le nazisme, la disparition de Cécile Rol-Tanguy qui, antifasciste dès sa jeunesse, Résistante depuis les premiers jours de l’Occupation et au régime pétainiste, prit pleinement sa part dans le combat pour la Libération de la France et pour cette Victoire sur la barbarie.

Fille de Germaine et François Le Bihan ouvrier électricien, syndicaliste et militant communiste qui mourra en déportation, Cécile Le Bihan, née à Royan le 10 avril 1919, passa son enfance au Vésinet (Seine-et-Oise), puis à Paris à partir de 1933. Titulaire du Brevet élémentaire, elle suivit le cours Pigier de sténodactylo et fut embauchée en novembre 1936 au Syndicat des métaux CGT de la région parisienne, où elle rencontra Henri Tanguy.

Elle adhéra en 1936 à l’Union des Jeunes Filles de France (UJFF), puis, en 1938, au Parti communiste, et devint la marraine de guerre d’Henri Tanguy, combattant des Brigades internationales, avec qui elle se maria le 15 avril 1939.

L’hiver 1939-1940, Henri Tanguy mobilisé, Cécile conserva des contacts militants, tel celui qui s’avéra essentiel avec Marcelle Gautier, femme d’Henri Gautier, trésorier du Syndicat des Métaux, clandestin depuis que sa direction avait refusé de désavouer le pacte germano-soviétique. Grâce à cette liaison, Henri Tanguy, démobilisé, put reprendre contact dès le 19 août 1940 avec Gautier, puis prévenu le 5 octobre de l’arrestation de celui-ci, entrer immédiatement en clandestinité. De l’automne 1940 au printemps 1941, Cécile Tanguy frappa des stencils et assura des liaisons pour les Comités populaires des métallos, dont Henri fut l’un des responsables.

A partir de juillet 1941, Cécile Tanguy, successivement «Jeanne», «Yvette», «Lucie», joua un rôle essentiel auprès d’Henri quand celui-ci devint responsable, militaire ou politique, de directions interrégionales des premiers groupes armés, puis des FTP. Secrétaire, elle frappa tracts, directives, rapports à la direction nationale FTP, journaux clandestins.

Agent de liaison, elle assura de 1941 à 1943 le contact avec Marcel Paul, puis avec les membres des triangles de direction à Paris : Raymond Losserand et Gaston Carré, puis Roger Linet et Raymond Colin, enfin Joseph Epstein et Edouard Vallerand ; avec des responsables FTP dépendant de la direction interrégionale : en Anjou Maurice Lacazette et Marcel Hamon, à Paris Boris Holban ou Boris Milev, de la MOI ; avec la direction nationale FTP : Eugène Hénaff, Georges Vallet, René Camphin, Georges Tessier, Albert Ouzoulias, Pierre Le Queinnec, d’autres encore. Elle transporta aussi tracts et journaux clandestins, armes et explosifs, parfois dans le landau de leur fille, Hélène, née le 28 mai 1941.

Malgré la clandestinité, Cécile et Henri  préservèrent un espace de vie familiale, en dépit des nombreux déplacements et de fréquentes séparations de domicile. Ils cohabitèrent cependant à Quinçay près de Poitiers à l’automne 1942, puis à Antony après le retour en Région parisienne en mars 1943. Leur fils, Jean, naquit à Antony le 13 novembre 1943.

Lorsque Henri Tanguy fut affecté en automne 1943 aux FFI, puis devint en juin 1944, sous le nom de «colonel Rol», chef régional des FFI d’Ile-de-France, Cécile continua à remplir sa double fonction. Elle frappa les ordres du chef régional et assura ses liaisons avec le général Malleret-Joinville, chef d’état-major national des FFI, avec les colonels Avia et Villate, de l’état-major régional, avec les états-majors départementaux FFI, la direction nationale FTP, avec Pierre Villon, représentant du Front national au CNR et Président du COMAC, avec, pendant l’insurrection parisienne, André Tollet, président du Comité Parisien de Libération.

Cécile Tanguy, présente en août 1944 dans le PC souterrain de Rol Place Denfert-Rochereau, y tapa l’Appel à l’insurrection de la Région parisienne qu’Henry lui dicta. Le 28 août 1944, elle sera la seule femme invitée à la réception au Ministère de la Guerre par le général de Gaulle des responsables de la Résistance dans Paris libéré.

Au lendemain de la Libération, alors qu’Henri Tanguy, désormais «Rol-Tanguy» – patronyme officialisé en 1970 – rejoignait le général Koenig au Gouvernement militaire de Paris, et commençait une carrière militaire, Cécile fut notamment chargée d’organiser le service social de l’état-major régional FFI, créé en octobre 1944, et qui fut intégré dans l’armée régulière en mars 1945.

 Adhérente du Parti communiste, membre de l’Union des Femmes Françaises (UFF), elle s’engagea dans la préservation de la mémoire des combats des antifascistes et des Résistants, et pour la transmission des valeurs pour lesquelles ils combattirent, en premier lieu à la jeunesse. Depuis le décès d’Henri Rol-Tanguy le 8 septembre 2002, Cécile Rol-Tanguy est très souvent intervenue, partout à travers la France, devant des jeunes collégiens et lycéens ; en 2011, elle vint évoquer l’Insurrection parisienne au Stage National de l’ANACR.

Présente à plusieurs congrès nationaux de l’ANACR, elle en devint à celui de Lons-le-Saunier en 2012, Présidente nationale avec Louis Cortot, Henriette Dubois (Nelly) et Pierre Martin.

Pour toutes celles et ceux qui l’ont connue dans ces instances et assises de l’ANACR, en premier lieu les membres du Bureau national, Cécile par toute sa vie, a été, est et restera un exemple inspirant le plus profond respect ; et toutes et tous garderont avec émotion le souvenir de sa chaleur humaine, le souvenir de cette Grande dame de la Résistance.

Médaillée de la Résistance en septembre 1945, Croix du Combattant Volontaire de la Résistance, homologuée lieutenant FFI en janvier 1946, chevalier de la Légion d’honneur en avril 1984, elle fut en 2013 élevée à la dignité de  Grand officier de la Légion d’honneur et, le 18 novembre 2017, à celle de Grand’Croix de l’Ordre National du Mérite.

En ces moments douloureux, au nom de tous les membres du Bureau National, de tous les membres de l’ANACR, nous tenons, partageant leur peine, à exprimer à ses enfants, Hélène, Claire, Jean, et Francis, à ses petits-enfants, à tous ses proches, nos sentiments les plus affectueux.

Pour le Bureau National de l’ANACR :

Pierre MARTIN, Président, Jacques WEILLER, Anne FRIANT-MENDRES, Anne-Marie MONTAUDON, Martine PETERS, Robert FOREAU-FENIER, Vice-Président(e)s, Jacques VARIN, Secrétaire général, Jean-Paul BEDOIN, Secrétaire-général adjoint.

Dernière info

                                               Vogüé

Rond point de la Résistance

Inauguration le 26 septembre 2019

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Un projet de sculpture évoquant l’action de la résistance initié par l’ANACR et devant être réalisé par Pierre Louis Chipon fut intégré par la mairie de Vogüé à l’aménagement de l’intersection de la route départementale n°579 et de la route de St Germain, appelée à notre demande : Rond-point de la Résistance.

Ce projet rendant hommage à l’ensemble des Résistantes et Résistants fut mené à bien par la commune en partenariat avec notre association. Ce lieu qui participera à l’avenir au devoir de mémoire a été inauguré le jeudi 26 septembre 2019.

Partis du quartier de la gare, c’est en cortège que les porte-drapeaux des associations d’anciens combattants, suivis des autorités et de la population, se sont rendus à l’emplacement de la cérémonie. Après le dévoilement d’une plaque explicative par Mme Geneviève Laurent, maire de Vogüé et par Mr Alain Aymard, président départemental de l’ANACR, les enfants des écoles déposèrent des fleurs avant le dépôt de gerbe de l’ANACR, du sous préfet et des élus.

Soulignons la présence de Patrick Lévérino, sous préfet de Largentière, de Fabrice Brun, député, de Mathieu Darnaud, sénateur, de Laurence Allefresde, vice présidente du Conseil Départemental, chargée de la jeunesse, de la vie associative, et du devoir de mémoire et de Jean Marie Knockaert, représentant l’association des amis du Musée départemental de la Résistance en Ardèche et de la déportation.

L’assemblée se rendit ensuite à l’école « Volamau » où les enfants, encadrés par leur professeur, Estelle Jouffre, ont lu des textes relatifs à l’époque de la guerre (poèmes, lettres). Après les discours des personnalités, la manifestation se termina par le traditionnel verre de l’amitié.

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Commémorations

75ème ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION D’ANNONAY

     

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 Les adhérents du comité local d’Annonay de l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance) en collaboration avec la Mairie d’Annonay ont voulu donner un relief particulierà ce 75ème anniversaire de la Libération d’Annonay le 6 juin 2019.

Il ne faut pas oublier qu’Annonay fût la 1ère ville de France à être libérée

 Aussi le programme fut varié et haut en couleurs. A 16heures, Place de la liberté début de la commémoration avec la lecture par Yves Boulanger, membre de l’ANACR du texte de Jacques de Sugny, Président du Comité de libération  "La République est rétablie...Maintenant que le signal de l'attaque est donné, il faut s'unir et combattre. Les cheminots doivent arrêter tous les transports de l'ennemi...La grève insurrectionnelle des travailleurs doit être immédiate et totale..."

Ensuite les élèves des écoles primaires d’Annonay et de Vanosc, des Collèges des Perrières et de La Lombardière, du Lycée Boissy d’Anglas ont lu des textes sur la Liberté

L’estrade était trop petite pour accueillir toute cette jeunesse, un  moment fort en présence des Elus de la Ville d’Annonay et de la Communauté d’Agglomération, de Françoise de Sugny, fille de Jacques de Sugny, de Monsieur Legendre, Directeur de l’ONAC, de nombreux membres de l’ANACR départementale (Président, Vice- Président, secrétaire départementale, Porte Drapeaux) et locale, des représentants du Musée de la Résistance, des associations d’anciens combattants et une foule nombreuse. De plus l’association La Vanaude et des particuliers exposaient cars et véhicules d’époque.
Ensuite  tout le monde s’est mis en place derrière les porte-drapeaux et les enfants agitant des petits drapeaux tricolores pour rejoindre la Place de la Libération pour la cérémonie officielle. Après les discours les élèves des 2 Collèges ont lu des témoignages, la Chorale Chœur fidèle  a repris des chants d’époque et cette journée s’est terminée par le traditionnel verre de l’amitié, le club de danse de Roiffieux, la Chorale et le trio musette qui assuraient l’animation.