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Texte à méditer :  

" Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent. " 

  
Lucie Aubrac

Attentats (13 novembre 2015)

L’ANACR, bouleversée, tient en ces heures tragiques à exprimer avec la plus grande émotion en premier lieu ses sentiments de profonde solidarité aux familles des victimes disparues, aux blessés auxquels nous souhaitons le meilleur et le plus rapide rétablissement.Les dramatiques événements ayant ensanglanté ce 13 novembre notre pays, à Paris et à Saint-Denis, ne peuvent, par l’ampleur du nombre des victimes, 130 morts et plus de 300 blessés dont très près d’une centaine très graves, par le mode opératoire, le mitraillage aveugle et en masse de civils, ainsi que par les motivations des auteurs de ce crime, terroriser les populations pour les amener à faire pression sur leurs dirigeants et responsables militaires, ne peuvent que rappeler les heures les plus sombres de notre histoire qu’illustrent douloureusement les noms de Tulle, Oradour, Maillé, Ascq…Aujourd’hui comme hier, il faut faire face, faire front, et vaincre les assassins. Mais il faut mener cette lutte dans le respect de nos valeurs, démocratiques, humanistes, antiracistes, alors même que dans ce contexte tragique que nous vivons, des voix s’élèvent pour stigmatiser une population immigrée ou d’origine immigrée, toute une communauté religieuse, appeler à des mesures d’exception potentiellement attentatoires aux libertés ; ce qui serait de fait s’inscrire dans la logique de ceux que nous voulons combattre, ce qui serait inacceptable.Il nous faut, dans la lutte contre le terrorisme international dont la France - avec d’autres nations - a été victime, réaffirmer ces valeurs démocratiques, humanistes, antiracistes pour lesquelles les Résistant(e)s se sont levé(e)s, réaffirmer le rôle que doivent jouer les instances de concertation internationale sur les plans diplomatique et militaire, en premier lieu l’Organisation des Nations-Unies qu’ont mis en place il y a 70 ans les vainqueurs du fascisme et du nazisme, et demander aux dirigeants de notre pays de s’inscrire dans cette démarche ; car elle est, par la fidélité à ce que nous sommes et nous différencie des barbares, la meilleure réponse aux criminels qui ont frappé notre pays et à ceux qui les ont commandités.

                                                                                                Paris, le 15 novembre 2015

                                                                                                                                                              


Date de création : 01/10/2016 : 14:44
Catégorie : Communiqués et messages ANACR Nationale -
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Disparition

                                CECILE ROL TANGUY

                                                                                                      

                                 Notre présidente centenaire est décédée

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Communiqué du bureau national:

C’est avec une profonde émotion et une grande tristesse que nous avons appris en ce 8 mai 2020, jour du 75ème anniversaire de la Victoire sur le nazisme, la disparition de Cécile Rol-Tanguy qui, antifasciste dès sa jeunesse, Résistante depuis les premiers jours de l’Occupation et au régime pétainiste, prit pleinement sa part dans le combat pour la Libération de la France et pour cette Victoire sur la barbarie.

Fille de Germaine et François Le Bihan ouvrier électricien, syndicaliste et militant communiste qui mourra en déportation, Cécile Le Bihan, née à Royan le 10 avril 1919, passa son enfance au Vésinet (Seine-et-Oise), puis à Paris à partir de 1933. Titulaire du Brevet élémentaire, elle suivit le cours Pigier de sténodactylo et fut embauchée en novembre 1936 au Syndicat des métaux CGT de la région parisienne, où elle rencontra Henri Tanguy.

Elle adhéra en 1936 à l’Union des Jeunes Filles de France (UJFF), puis, en 1938, au Parti communiste, et devint la marraine de guerre d’Henri Tanguy, combattant des Brigades internationales, avec qui elle se maria le 15 avril 1939.

L’hiver 1939-1940, Henri Tanguy mobilisé, Cécile conserva des contacts militants, tel celui qui s’avéra essentiel avec Marcelle Gautier, femme d’Henri Gautier, trésorier du Syndicat des Métaux, clandestin depuis que sa direction avait refusé de désavouer le pacte germano-soviétique. Grâce à cette liaison, Henri Tanguy, démobilisé, put reprendre contact dès le 19 août 1940 avec Gautier, puis prévenu le 5 octobre de l’arrestation de celui-ci, entrer immédiatement en clandestinité. De l’automne 1940 au printemps 1941, Cécile Tanguy frappa des stencils et assura des liaisons pour les Comités populaires des métallos, dont Henri fut l’un des responsables.

A partir de juillet 1941, Cécile Tanguy, successivement «Jeanne», «Yvette», «Lucie», joua un rôle essentiel auprès d’Henri quand celui-ci devint responsable, militaire ou politique, de directions interrégionales des premiers groupes armés, puis des FTP. Secrétaire, elle frappa tracts, directives, rapports à la direction nationale FTP, journaux clandestins.

Agent de liaison, elle assura de 1941 à 1943 le contact avec Marcel Paul, puis avec les membres des triangles de direction à Paris : Raymond Losserand et Gaston Carré, puis Roger Linet et Raymond Colin, enfin Joseph Epstein et Edouard Vallerand ; avec des responsables FTP dépendant de la direction interrégionale : en Anjou Maurice Lacazette et Marcel Hamon, à Paris Boris Holban ou Boris Milev, de la MOI ; avec la direction nationale FTP : Eugène Hénaff, Georges Vallet, René Camphin, Georges Tessier, Albert Ouzoulias, Pierre Le Queinnec, d’autres encore. Elle transporta aussi tracts et journaux clandestins, armes et explosifs, parfois dans le landau de leur fille, Hélène, née le 28 mai 1941.

Malgré la clandestinité, Cécile et Henri  préservèrent un espace de vie familiale, en dépit des nombreux déplacements et de fréquentes séparations de domicile. Ils cohabitèrent cependant à Quinçay près de Poitiers à l’automne 1942, puis à Antony après le retour en Région parisienne en mars 1943. Leur fils, Jean, naquit à Antony le 13 novembre 1943.

Lorsque Henri Tanguy fut affecté en automne 1943 aux FFI, puis devint en juin 1944, sous le nom de «colonel Rol», chef régional des FFI d’Ile-de-France, Cécile continua à remplir sa double fonction. Elle frappa les ordres du chef régional et assura ses liaisons avec le général Malleret-Joinville, chef d’état-major national des FFI, avec les colonels Avia et Villate, de l’état-major régional, avec les états-majors départementaux FFI, la direction nationale FTP, avec Pierre Villon, représentant du Front national au CNR et Président du COMAC, avec, pendant l’insurrection parisienne, André Tollet, président du Comité Parisien de Libération.

Cécile Tanguy, présente en août 1944 dans le PC souterrain de Rol Place Denfert-Rochereau, y tapa l’Appel à l’insurrection de la Région parisienne qu’Henry lui dicta. Le 28 août 1944, elle sera la seule femme invitée à la réception au Ministère de la Guerre par le général de Gaulle des responsables de la Résistance dans Paris libéré.

Au lendemain de la Libération, alors qu’Henri Tanguy, désormais «Rol-Tanguy» – patronyme officialisé en 1970 – rejoignait le général Koenig au Gouvernement militaire de Paris, et commençait une carrière militaire, Cécile fut notamment chargée d’organiser le service social de l’état-major régional FFI, créé en octobre 1944, et qui fut intégré dans l’armée régulière en mars 1945.

 Adhérente du Parti communiste, membre de l’Union des Femmes Françaises (UFF), elle s’engagea dans la préservation de la mémoire des combats des antifascistes et des Résistants, et pour la transmission des valeurs pour lesquelles ils combattirent, en premier lieu à la jeunesse. Depuis le décès d’Henri Rol-Tanguy le 8 septembre 2002, Cécile Rol-Tanguy est très souvent intervenue, partout à travers la France, devant des jeunes collégiens et lycéens ; en 2011, elle vint évoquer l’Insurrection parisienne au Stage National de l’ANACR.

Présente à plusieurs congrès nationaux de l’ANACR, elle en devint à celui de Lons-le-Saunier en 2012, Présidente nationale avec Louis Cortot, Henriette Dubois (Nelly) et Pierre Martin.

Pour toutes celles et ceux qui l’ont connue dans ces instances et assises de l’ANACR, en premier lieu les membres du Bureau national, Cécile par toute sa vie, a été, est et restera un exemple inspirant le plus profond respect ; et toutes et tous garderont avec émotion le souvenir de sa chaleur humaine, le souvenir de cette Grande dame de la Résistance.

Médaillée de la Résistance en septembre 1945, Croix du Combattant Volontaire de la Résistance, homologuée lieutenant FFI en janvier 1946, chevalier de la Légion d’honneur en avril 1984, elle fut en 2013 élevée à la dignité de  Grand officier de la Légion d’honneur et, le 18 novembre 2017, à celle de Grand’Croix de l’Ordre National du Mérite.

En ces moments douloureux, au nom de tous les membres du Bureau National, de tous les membres de l’ANACR, nous tenons, partageant leur peine, à exprimer à ses enfants, Hélène, Claire, Jean, et Francis, à ses petits-enfants, à tous ses proches, nos sentiments les plus affectueux.

Pour le Bureau National de l’ANACR :

Pierre MARTIN, Président, Jacques WEILLER, Anne FRIANT-MENDRES, Anne-Marie MONTAUDON, Martine PETERS, Robert FOREAU-FENIER, Vice-Président(e)s, Jacques VARIN, Secrétaire général, Jean-Paul BEDOIN, Secrétaire-général adjoint.

Dernière info

                                               Vogüé

Rond point de la Résistance

Inauguration le 26 septembre 2019

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Un projet de sculpture évoquant l’action de la résistance initié par l’ANACR et devant être réalisé par Pierre Louis Chipon fut intégré par la mairie de Vogüé à l’aménagement de l’intersection de la route départementale n°579 et de la route de St Germain, appelée à notre demande : Rond-point de la Résistance.

Ce projet rendant hommage à l’ensemble des Résistantes et Résistants fut mené à bien par la commune en partenariat avec notre association. Ce lieu qui participera à l’avenir au devoir de mémoire a été inauguré le jeudi 26 septembre 2019.

Partis du quartier de la gare, c’est en cortège que les porte-drapeaux des associations d’anciens combattants, suivis des autorités et de la population, se sont rendus à l’emplacement de la cérémonie. Après le dévoilement d’une plaque explicative par Mme Geneviève Laurent, maire de Vogüé et par Mr Alain Aymard, président départemental de l’ANACR, les enfants des écoles déposèrent des fleurs avant le dépôt de gerbe de l’ANACR, du sous préfet et des élus.

Soulignons la présence de Patrick Lévérino, sous préfet de Largentière, de Fabrice Brun, député, de Mathieu Darnaud, sénateur, de Laurence Allefresde, vice présidente du Conseil Départemental, chargée de la jeunesse, de la vie associative, et du devoir de mémoire et de Jean Marie Knockaert, représentant l’association des amis du Musée départemental de la Résistance en Ardèche et de la déportation.

L’assemblée se rendit ensuite à l’école « Volamau » où les enfants, encadrés par leur professeur, Estelle Jouffre, ont lu des textes relatifs à l’époque de la guerre (poèmes, lettres). Après les discours des personnalités, la manifestation se termina par le traditionnel verre de l’amitié.

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Commémorations

75ème ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION D’ANNONAY

     

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 Les adhérents du comité local d’Annonay de l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance) en collaboration avec la Mairie d’Annonay ont voulu donner un relief particulierà ce 75ème anniversaire de la Libération d’Annonay le 6 juin 2019.

Il ne faut pas oublier qu’Annonay fût la 1ère ville de France à être libérée

 Aussi le programme fut varié et haut en couleurs. A 16heures, Place de la liberté début de la commémoration avec la lecture par Yves Boulanger, membre de l’ANACR du texte de Jacques de Sugny, Président du Comité de libération  "La République est rétablie...Maintenant que le signal de l'attaque est donné, il faut s'unir et combattre. Les cheminots doivent arrêter tous les transports de l'ennemi...La grève insurrectionnelle des travailleurs doit être immédiate et totale..."

Ensuite les élèves des écoles primaires d’Annonay et de Vanosc, des Collèges des Perrières et de La Lombardière, du Lycée Boissy d’Anglas ont lu des textes sur la Liberté

L’estrade était trop petite pour accueillir toute cette jeunesse, un  moment fort en présence des Elus de la Ville d’Annonay et de la Communauté d’Agglomération, de Françoise de Sugny, fille de Jacques de Sugny, de Monsieur Legendre, Directeur de l’ONAC, de nombreux membres de l’ANACR départementale (Président, Vice- Président, secrétaire départementale, Porte Drapeaux) et locale, des représentants du Musée de la Résistance, des associations d’anciens combattants et une foule nombreuse. De plus l’association La Vanaude et des particuliers exposaient cars et véhicules d’époque.
Ensuite  tout le monde s’est mis en place derrière les porte-drapeaux et les enfants agitant des petits drapeaux tricolores pour rejoindre la Place de la Libération pour la cérémonie officielle. Après les discours les élèves des 2 Collèges ont lu des témoignages, la Chorale Chœur fidèle  a repris des chants d’époque et cette journée s’est terminée par le traditionnel verre de l’amitié, le club de danse de Roiffieux, la Chorale et le trio musette qui assuraient l’animation.