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Texte à méditer :  

" Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent. " 

  
Lucie Aubrac

Journée nationale de la Résistance

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Lecture du message de l'ANACR par son président délégué départemental de l'Ardèche

Le Teil, le 27 mai 2018

Congrès national de DAX

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Henriette Dubois, présidente et Jacques Varin, secrétaire général entourés par la délégation de L'Ardèche

La bataille de Banne

Le 13 juillet 1944, au lieu-dit « La Lauze », commune de Banne, des éléments de la 63ème compagnie AS ont un accrochage avec un convoi allemand. Au cours de celui-ci, les gendarmes FFI Riou et Baudin sont tués. Deux civils, Gaston Roussel et Louis Roux sont exécutés.

L’état major du secteur D, commandé par Michel Bancilhon, prend des dispositions pour que les convois ennemis soient désormais harcelés sur le passage. Il envoie prendre position sur les hauteurs de Banne, trois compagnies, les 51ème et 52ème, commandées par le Capitaine Georges Picard et le Lieutenant Charles Escudier et la compagnie 6.11 commandée par Pierre Ollier de Marichard dit « Marco » et Jacques Ferri.

Le 22 juillet à midi, un convoi de huit véhicules ennemis venant d’Alès, arrive à la hauteur du château de Lèbres. Ils sont attaqués à la grenade par les hommes de Marco. Deux véhicules sont incendiés. Les allemands parviennent à décrocher en laissant sur le terrain un tué et un prisonnier.

Le 29 juillet au petit matin, Escudier et Picard vont en reconnaissance à St Paul le Jeune et observent l’arrivée d’un  très important convoi en provenance d’Alès. Le PC est alerté par une téléphoniste de St Paul vers 9 heures 15. Il s’avère que le convoi, guidé par un avion de reconnaissance, est fort de 400 hommes environ transportés par 19 camions, protégé à l’avant par une chenillette blindée, et dispose d’une auto mitrailleuse avec un canon de 75 mm. Ferri demande des volontaires pour stopper à l’avant la chenillette à la grenade Gammon.

A 10 heures, à la sortie du pont sur le ruisseau Le Granzon, les grenades font leurs œuvres. L’explosion projette la chenillette en travers de la route, Ferri et ses hommes bloquent la queue du convoi à l’autre extrémité ; les mitrailleuses des marins portés en surplomb ouvrent le feu sur les camions d’où s’extirpent en catastrophe les soldats allemands pour se disperser dans les vignes qui bordent la route. Mais ceux-ci se ressaisissent à l’abri des fumigènes d’une auto mitrailleuse qui tire des obus sur le village de Banne et ses abords, d’où les hommes de Marco, à l’abri des murettes, ripostent par tirs de mousquetons. Le combat dure toute la journée.

Le soir la colonne allemande, sur la protection d’un blindé venu en renfort, se retire vers Alès, en abandonnant sur le terrain douze véhicules et en emportant ses morts et ses blessés. Côté FFI, on déplore un mort, le soldat Pierre Cordier et plusieurs blessés dont 2 graves.

C’est la première grande victoire remportée en Ardèche par la Résistance armée au cours d’un affrontement qui dépasse quelques peu le stade de guérilla.

Malheureusement le village de Banne dut subir de lourdes représailles :

Dès le matin du 30 juillet, l’aviation mitraille les villages du secteur. La Wehrmacht entre dans le village, appréhende le maire Paul Maës. La poste et la mairie sont incendiées. Pendant deux jours les hommes de troupe se livrent aux actes habituels de destruction et de pillage. Des civils sont assassinés : Raymond Bouchet abattu à St Paul, Marius Manifacier tué dans son champ. A Chassagnes, le 31 juillet Joseph Aubert et sa sœur Marie-Thérèse sont abattus sans explication de même, Gaston Fabre. Au château de Lèbres on retrouve les cadavres d’Elie Bauzely et d’Adrien Carlan. Le maire est emmené comme otage à l’issue de la journée.


Date de création : 19/06/2018 : 11:11
Catégorie : Faits historiques -
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Dernière info

                                   

    Vogüé

Assemblée générale du Comité Aubenas-Vals-Largentière

Le 9 février 2019

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Le samedi 9 février, s’est tenue à Vogüé l’assemblée générale du Comité Aubenas-Vals-Largentière de l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance). Madame Geneviève Laurent, maire de la commune, Monsieur Fabrice Brun, député de l’Ardèche, et Madame Laurence Alffresde, vice présidente du Conseil Départemental, ont honoré de leur présence les membres de cette assemblée qui, avant l’ouverture des débats, ont observé la traditionnelle minute de silence en l’honneur des disparus de l’année écoulée. Le président délégué Alain Aymard a ensuite lu son rapport moral puis la discussion a porté notamment  sur le projet de sculpture  dédié à la Résistance sur un rond-point de Vogüé. Après une prise de parole des trois élues, les rapports d’activités et financier étant voté, le bureau et le conseil d’administration est reconduit pour l’année 2019. La réunion s’est terminée autour du verre de l’amitié.

       

      

     

Commémorations

75ème ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION D’ANNONAY

     

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 Les adhérents du comité local d’Annonay de l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance) en collaboration avec la Mairie d’Annonay ont voulu donner un relief particulierà ce 75ème anniversaire de la Libération d’Annonay le 6 juin 2019.

Il ne faut pas oublier qu’Annonay fût la 1ère ville de France à être libérée

 Aussi le programme fut varié et haut en couleurs. A 16heures, Place de la liberté début de la commémoration avec la lecture par Yves Boulanger, membre de l’ANACR du texte de Jacques de Sugny, Président du Comité de libération  "La République est rétablie...Maintenant que le signal de l'attaque est donné, il faut s'unir et combattre. Les cheminots doivent arrêter tous les transports de l'ennemi...La grève insurrectionnelle des travailleurs doit être immédiate et totale..."

Ensuite les élèves des écoles primaires d’Annonay et de Vanosc, des Collèges des Perrières et de La Lombardière, du Lycée Boissy d’Anglas ont lu des textes sur la Liberté

L’estrade était trop petite pour accueillir toute cette jeunesse, un  moment fort en présence des Elus de la Ville d’Annonay et de la Communauté d’Agglomération, de Françoise de Sugny, fille de Jacques de Sugny, de Monsieur Legendre, Directeur de l’ONAC, de nombreux membres de l’ANACR départementale (Président, Vice- Président, secrétaire départementale, Porte Drapeaux) et locale, des représentants du Musée de la Résistance, des associations d’anciens combattants et une foule nombreuse. De plus l’association La Vanaude et des particuliers exposaient cars et véhicules d’époque.
Ensuite  tout le monde s’est mis en place derrière les porte-drapeaux et les enfants agitant des petits drapeaux tricolores pour rejoindre la Place de la Libération pour la cérémonie officielle. Après les discours les élèves des 2 Collèges ont lu des témoignages, la Chorale Chœur fidèle  a repris des chants d’époque et cette journée s’est terminée par le traditionnel verre de l’amitié, le club de danse de Roiffieux, la Chorale et le trio musette qui assuraient l’animation.

Disparition

                                   Evelynes Guigon, ancienne Résistante

                                                                                                               

                                                                                                                                                                Evelynes.JPG

Une grande dame s’en est allée. Alors qu’on approche de la Journée nationale de la Résistance et du 75ème anniversaire de l’instauration du C.N.R. par Jean Moulin le 27 mai 1943, la disparition d’Evelynes Guigon le 2 mai 2018 aura plongé dans la peine l’ensemble du monde combattant Drôme-Ardèche ainsi que toutes celles et ceux attachés aux Valeurs civiques et humanistes liées au devoir de Mémoire. Avec la mort dans sa 97ème année, d’une personnalité valentinoise unanimement appréciée et reconnue, force est de ressentir qu’une page de l’Histoire est en train de se tourner…

Née Roussillon, en 1921, à Etoile au sein d’une famille ouvrière, Evelynes Guigon s’est d’emblée révélée bonne élève, ses études l’ayant conduite jusqu’à une admission sur liste complémentaire au concours d’entrée à l’Ecole Normale d’Instituteurs, les hasards de la vie la faisant opter pour des études de secrétariat, métier dont elle fera sa carrière en tant que secrétaire de Direction aux Nouvelles Galeries de Valence ; une compétence qui  lui sera précieuse par la suite pour la fabrication de faux papiers d’identité…

Ayant atteint une vingtaine d’années, elle fait très vite partie des révoltés face au rationnement imposé par les nazis et aux mesures prises par le régime de collaboration de Vichy ; et c’est son mariage avec Abel, l’homme de sa vie, qui va faire d’elle une Résistante, sous le pseudo de Lina : avec un mari réfractaire au STO commencent alors toutes les solutions pour échapper au départ vers l’Allemagne. Son père étant par ailleurs engagé dans le réseau Résistance-Fer, Evelynes est appelée à de multiples missions, dont celle d’agent de liaison.

Au cours de ces actions, dictées par un impérieux refus de subir, les épisodes les plus dangereux, notamment face à la Milice, ne vont pas manquer au jeune couple. Dénonciation, perquisition très dure au domicile, emprisonnement pendant 30 jours d’Abel, condamnation avec sursis d’Evelynes, évasion rocambolesque d’Abel. Lina se trouvera contrainte de quitter son emploi à Valence pour rejoindre avec Abel (devenu « Noël » dans la Résistance) les FTPF d’Ardèche, le Vercors ayant été décimé, avant d’intégrer les FFI. A la Libération, Evelynes poursuivit cet engagement dans l’Armée de Terre, étant démobilisée en 1946 avec le grade d’Adjudant.

Mais pour elle, comme pour Abel, l’esprit de la Résistance aura marqué l’idéal de toute une vie. Ce sera l’engagement à de hautes responsabilités au sein de l’ARAC, de l’ANACR dans l’Ardèche puis dans la Drôme, de « Femmes Solidaires » de la  Drôme, œuvrant inlassablement pour un monde en paix, de justice sociale,  des progrès de la condition féminine. Au sein du monde combattant, ONAC, UDAC comme lors du jury du Concours de la Résistance et de la Déportation, elle aura, par sa gentillesse, sa disponibilité, son esprit d’analyse, sa droiture suscité  respect et amitié auprès de tous ceux qu’elle aura côtoyés. Une vie publique bien remplie n’oubliant pas les joies de la vie familiale, enfants petits et arrières petits enfants, malgré le vide laissé par la disparition récente d’Abel. Un grand moment fut pour elle, en février 2017, de remettre à La Baume Cornillane, la Légion d’Honneur à Mireille Monier-Lovie, vice-présidente nationale de l’ANACR et dont on savait la disparition prochaine.

Les derniers temps, forte d’un moral à toute épreuve, face à une santé terriblement éprouvée, Evelynes Guigon évoquait encore la reprise de ses activités associatives, prenait des nouvelles auprès de ses visiteurs des actions de sa chère ANACR 26 dont elle était devenue Présidente d’Honneur. Ainsi, jusqu’à son dernier souffle, elle aura été l’image affectionnée du poète, René Char, faisant rimer « Résistance et Espérance » ; la force même de l’exemple pour les jeunes générations en lesquelles elle plaçait toute sa confiance.

                                                                                                              Jean Lovie, président d’honneur de l’ANACR 26

Calendrier

Légion d'honneur

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Remise des insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur le 9 octobre 2017 à la Mairie d’ANNONAY, par Monsieur Alain TRIOLLE,  Préfet de L’Ardèche et Monsieur Olivier DUSSOPT, Député de l’ARDECHE à notre camarade René THORGUE, Président du comité d’Annonay, Vice Président Départemental

Activités à venir

VOGUE

Jeudi 26 septembre 2019

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